Questionner – I – La mise en lumière de l’espace intérieur
— La majorité de celles et ceux qui s’intéressent à l’Ayahuasca ne cherchent ni une expérience spectaculaire, ni une révélation mystique —
Ils ne viennent pas pour “voir quelque chose”, mais pour faire le point, comprendre ce qu’ils traversent, ou se situer à un moment précis de leur vie.
– L’Ayahuasca n’apporte pas de réponses toutes faites,
– Elle ne dit pas quoi penser, quoi croire, ni comment vivre,
– Elle ne donne pas de mode d’emploi,
– Et ne remplace ni le discernement, ni la réflexion personnelle.
Ce qu’elle peut ouvrir, en revanche, c’est un espace de questionnement intérieur – Plus vaste que celui auquel nous avons accès dans la vie quotidienne.
Un espace où certaines choses deviennent plus visibles, non parce qu’elles sont nouvelles, mais parce qu’elles étaient jusque-là contournées, mises à distance ou ignorées.
Une expérience qui éclaire ce qui est déjà là – L’Ayahuasca n’ajoute rien d’extérieur à la personne. Elle ne transforme pas en quelqu’un d’autre. Elle ne rend ni meilleur, ni plus sage par elle-même.
Ce qui se manifeste pendant l’expérience est, le plus souvent, déjà présent : émotions, souvenirs, tensions, élans, interrogations parfois anciennes.
Ce qui change, c’est la manière de les percevoir. Certaines choses deviennent plus claires. D’autres deviennent simplement plus difficiles à éviter.
Pour beaucoup de personnes, cette mise en lumière permet de regarder leur propre fonctionnement avec plus de distance, sans avoir à agir, décider ou comprendre immédiatement.
L’expérience ne demande pas de conclusion rapide. Elle invite d’abord à observer.
Se poser des questions plutôt que chercher des réponses – Certaines personnes parlent de spiritualité. D’autres parlent de lucidité, d’apaisement ou de clarification intérieure.
Il n’existe pas de bonne manière de nommer ce qui se vit.
L’expérience ne demande aucune croyance particulière – Ni d’adhésion à une vision du monde. Elle ne remplace ni la thérapie, ni la méditation, ni d’autres formes d’introspection.
Elle peut s’inscrire dans un chemin déjà existant, ou simplement ouvrir des questions nouvelles, sans qu’il soit nécessaire d’y répondre sur le moment.
Il est important de le dire clairement : l’Ayahuasca peut être exigeante, physiquement comme émotionnellement. Elle peut faire émerger des contenus dérangeants, inattendus, parfois inconfortables.
S’y engager demande de la lucidité, une certaine disponibilité intérieure, et la capacité d’accueillir ce qui se présente sans chercher à forcer ni à contrôler.
Ce qui permet à une expérience de se dérouler de manière juste n’est pas seulement la Plante. C’est aussi le cadre, la présence humaine, le rythme, et le respect de la personne.
Lorsque ces éléments sont réunis, l’expérience peut devenir un temps d’observation intérieure, de compréhension ou de réajustement. Non parce que quelque chose est imposé, mais parce qu’un espace suffisamment sûr permet de regarder ce qui est là, à son propre rythme.
C’est une rencontre singulière – Chaque expérience est différente. Il n’y a rien à réussir, rien à prouver, rien à atteindre.
Ce qui se vit appartient toujours à la personne.
Ce qu’on décide d’en faire ensuite – intégration, changements, ou simple réflexion – relève de notre propre cheminement.
Accompagner – III – Une présence exclusive dans un cadre rassurant
— Dans les traditions amazoniennes, l’Ayahuasca est avant tout un soin —
Une Médecine Sacrée de la forêt, transmise depuis des siècles et respectée par tous.
Lorsqu’un membre de la communauté traverse une difficulté physique, psychique ou spirituelle – la Médecine peut lui être recommandée par un guérisseur.
La session concerne une seule personne – C’est une rencontre intime entre un corps, un esprit, une histoire et la Plante.
Un soin réclame naturellement de la quiétude – Du silence. Du temps. Un cadre sûr. Un moment et un espace où la personne peut lacher prise, où l’attention peut se tourner vers l’intérieur et le corps se laisser travailler par la Plante.
Quand le cadre est en harmonie, il devient plus facile de ne pas lutter contre ce qui se présente.
Lors de ces soins, d’autres membres de la communauté sont souvent présents pour assister le guérisseur, pour veiller, protéger et tenir l’espace. Parfois chanter, souffler, prier, selon les lignées. Mais l’intention reste la même : aider la personne dans sa traversée.
Tout le cadre s’organise autour d’un être unique – Les autres ne viennent pas “vivre leur expérience”, mais pour porter le soin et tenir l’espace.
Dans cet esprit, la tradition ne produit pas une mise en scène – Elle cherche surtout la justesse : offrir un environnement simple et sûr pour accueillir ce qui vient, au rythme de la session.
Bien sûr, des rites collectifs existent aussi dans ces cultures – Ils occupent une place essentielle dans leur tradition. Mais ils sont rares et fortement ritualisés.
Dans les cérémonies de groupe traditionnelles, les participants partagent des codes, une histoire commune, et pratiquent dans des lieux transmis depuis des générations.
Ces rites ne peuvent être dissociés de leur tissu social – Ils appartiennent à une tradition, à une communauté, à une continuité et à un lieu. Sans ce tissu commun, sans ces lieux et ces codes partagés, le collectif ne porte plus la même fonction.
L’Ayahuasca est une relation – Un partage, une syntonie, une collaboration, une liaison.
L’Ayahuasca est une pratique qui demande des conditions simples : quiétude, cadre stable, présence humaine.
Une rencontre avec la Médecine Sacrée se vit toujours de l’intérieur – Le cadre est là pour protéger et soutenir le processus.
Accompagner – III – Une présence exclusive dans un cadre rassurant
— Dans les traditions amazoniennes, l’Ayahuasca est avant tout un soin —
Une Médecine Sacrée de la forêt, transmise depuis des siècles et respectée par tous.
Lorsqu’un membre de la communauté traverse une difficulté physique, psychique ou spirituelle – la Médecine peut lui être recommandée par un guérisseur.
La session concerne une seule personne – C’est une rencontre intime entre un corps, un esprit, une histoire et la Plante.
Un soin réclame naturellement de la quiétude – Du silence. Du temps. Un cadre sûr. Un moment et un espace où la personne peut lacher prise, où l’attention peut se tourner vers l’intérieur et le corps se laisser travailler par la Plante.
Quand le cadre est en harmonie, il devient plus facile de ne pas lutter contre ce qui se présente.
Lors de ces soins, d’autres membres de la communauté sont souvent présents pour assister le guérisseur, pour veiller, protéger et tenir l’espace. Parfois chanter, souffler, prier, selon les lignées. Mais l’intention reste la même : aider la personne dans sa traversée.
Tout le cadre s’organise autour d’un être unique – Les autres ne viennent pas “vivre leur expérience”, mais pour porter le soin et tenir l’espace.
Dans cet esprit, la tradition ne produit pas une mise en scène – Elle cherche surtout la justesse : offrir un environnement simple et sûr pour accueillir ce qui vient, au rythme de la session.
Bien sûr, des rites collectifs existent aussi dans ces cultures – Ils occupent une place essentielle dans leur tradition. Mais ils sont rares et fortement ritualisés.
Dans les cérémonies de groupe traditionnelles, les participants partagent des codes, une histoire commune, et pratiquent dans des lieux transmis depuis des générations.
Ces rites ne peuvent être dissociés de leur tissu social – Ils appartiennent à une tradition, à une communauté, à une continuité et à un lieu. Sans ce tissu commun, sans ces lieux et ces codes partagés, le collectif ne porte plus la même fonction.
L’Ayahuasca est une relation – Un partage, une syntonie, une collaboration, une liaison.
L’Ayahuasca est une pratique qui demande des conditions simples : quiétude, cadre stable, présence humaine.
Une rencontre avec la Médecine Sacrée se vit toujours de l’intérieur – Le cadre est là pour protéger et soutenir le processus.
Plus le travail est profond, plus la présence doit rester attentive, sobre, et respectueuse du rythme de chacun.
Comprendre – IV – Le pouvoir des plantes, se situer dans le vivant
— On parle souvent de l’Ayahuasca comme d’une “plante de pouvoir” —
Cette expression est courante, mais elle prête à confusion. Elle suggère parfois qu’en entrant en relation avec une plante, l’être humain accéderait à un pouvoir particulier : voir plus, comprendre plus, devenir autre chose.
L’expérience montre souvent l’inverse, l’Ayahuasca ne donne pas de pouvoir. Elle peut, au contraire, rappeler avec force à quel point l’être humain ne maîtrise pas grand-chose, et à quel point il dépend du vivant.
Le monde végétal est à l’origine de presque toutes les formes de vie sur Terre.
Les plantes disposent du pouvoir extraordinaire de transformer la lumière en matière. Elles rendent l’air respirable, nourrissent les écosystèmes. Sans elles, il n’y aurait ni animaux, ni sociétés humaines.
Et pourtant, dans le monde moderne, les plantes sont souvent réduites à un décor, une ressource ou un matériau.
Leur influence profonde sur les corps, les comportements et les états de conscience est largement sous-estimée.
L’Ayahuasca vient parfois rappeler cette évidence de manière directe – impossible à ignorer.
L’Ayahuasca n’est pas une substance à utiliser pour produire un effet précis. Dans les traditions qui l’ont transmise, elle n’est pas pensée comme un outil, mais comme une relation, une rencontre, un dialogue.
Ce qui se passe ne dépend pas uniquement du breuvage ingéré, mais aussi de la personne, du cadre, de l’intention et de la manière dont la rencontre se déroule.
L’expérience n’est ni automatique, ni reproductible, ni maîtrisable. Elle ne répond pas toujours aux attentes, et c’est précisément là que quelque chose d’essentiel se joue.
Une expérience profondément incarnée – Contrairement à certaines idées reçues, l’Ayahuasca n’agit pas seulement sur la pensée ou l’imaginaire.
Le corps est pleinement engagé. Sensations, tensions, relâchements, réactions physiques font partie intégrante de l’expérience.
Dans de nombreux contextes traditionnels, cela n’est pas considéré comme un effet secondaire, mais comme une dimension centrale du processus.
L’expérience ne se comprend pas uniquement avec la tête. Elle se traverse dans le corps autant que dans l’esprit.
L’Ayahuasca ne guérit pas tout. Elle ne convient pas à tout le monde. Elle ne remplace aucun suivi médical ou psychologique lorsque ceux-ci sont nécessaires.
Elle peut être exigeante, parfois déstabilisante. S’y engager demande du discernement, de la préparation et un cadre respectueux.
Chercher à en faire une solution rapide ou une réponse à tout, conduit souvent à des malentendus.
Lorsqu’elle est vécue dans de bonnes conditions, l’expérience n’amène généralement pas plus de certitudes, mais davantage de responsabilité : envers soi-même, envers les autres, envers le vivant.
Plutôt qu’un sentiment de puissance, beaucoup de personnes parlent d’un déplacement du regard, d’une perte d’illusions, d’une forme d’humilité retrouvée.
Peut-être est-ce là que réside le véritable pouvoir des plantes : non pas nous apporter quelque chose en plus, mais simplement nous rappeler ce que nous ne contrôlons pas.
Se préparer – V – Une approche pour se préparer à recevoir et à intégrer
— Accueillir une expérience avec l’Ayahuasca ne consiste pas à suivre une liste parfaite de règles, ni à adopter une posture idéale —
Il ne s’agit pas de “bien faire”, ni d’arriver transformé.
Se préparer, c’est avant tout entrer dans une relation de confiance : avec soi-même, avec le cadre proposé, et avec la Plante. Cette relation ne se construit pas par le contrôle, mais par une forme de disponibilité intérieure.
Ce qui est juste pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre. Il n’existe pas de formule universelle.
Certaines personnes auront besoin de simplicité et de repos, d’autres d’un peu plus de structure.
L’essentiel n’est pas la perfection, mais la cohérence entre ce que l’on vit, ce que l’on attend, et ce que l’on est prêt à accueillir.
Selon les cadres et les traditions, différentes recommandations existent autour de la préparation.
Elles peuvent concerner le rythme de vie, l’attention portée au corps, à l’alimentation, aux relations ou à l’état intérieur dans les jours qui précèdent l’expérience, ainsi que dans ceux qui suivent.
Ces indications ne sont pas des obligations. Elles servent de repères, destinés à favoriser une approche plus consciente, plus disponible et plus respectueuse.
Lorsqu’elles sont nécessaires, les modalités concrètes s’inscrivent toujours dans un cadre précis, adapté à la personne et à la situation.
La préparation la plus importante est intérieure – Venir tel que l’on est, sans chercher à se transformer à l’avance.
L’Ayahuasca n’attend pas une version “idéale” de la personne.
Elle entre en relation avec ce qui est déjà là : le vécu, les émotions, les doutes, les attentes, parfois les peurs.
Prendre un moment pour se poser certaines questions peut être utile :
– Qu’est-ce que j’attends réellement de cette expérience ?
– Qu’est-ce qui m’inquiète ou me fait hésiter ?
– Suis-je prêt·e à accueillir ce qui peut émerger, même si cela ne correspond pas à ce que j’imagine ?
Il ne s’agit pas de trouver de “bonnes réponses”, mais d’être honnête avec soi-même. Cette honnêteté est déjà une forme de préparation.
L’Ayahuasca n’est pas une prise de contrôle – Chercher à diriger l’expérience, à forcer un déroulement ou à obtenir un résultat précis crée souvent des résistances.
L’expérience se déploie lorsqu’un espace est laissé à ce qui vient, sans jugement ni précipitation.
Certaines personnes vivent des expériences intenses. D’autres plus discrètes.
Parfois, les effets sont immédiats. D’autres fois, ils se manifestent plus tard, de manière subtile.
Ne rien “ressentir” ne signifie pas que rien ne se passe.
L’Ayahuasca ne change pas les vies à la place des personnes. Elle peut ouvrir un espace de compréhension, de clarification ou de questionnement, mais ce qui en est fait ensuite appartient entièrement à chacun.
Se préparer, c’est aussi accepter cette responsabilité : accueillir ce qui se présente, puis prendre le temps d’intégrer l’expérience dans la vie quotidienne, à son propre rythme.
L’Ayahuasca ne convient pas à tout le monde, ni à tous les moments de la vie.
S’engager dans cette expérience demande de la lucidité, le respect de ses limites, et un cadre humain, attentif et sécurisant.
Pratiquer – VI – L’Amazonie comme fondation du rituel
— Un rituel d’Ayahuasca prend forme dans un espace simple, une lune propice, un lieu qui tient, et l’attention que l’on porte à ce qui va se vivre —
Dans l’Amazonie brésilienne et sud-américaine, les rituels collectifs contemporains s’inspirent directement des traditions.
Ces cérémonies de groupe continuent de réunir des personnes qui partagent la Médecine Sacrée dans des lieux consacrés : des familles, des amis ou collègues qui pratiquent ensemble et se connaissent depuis des années.
Les primo-participants y sont minoritaires, invités ou accompagnés par ceux qui veillent à leur intégration.
Dans ces contextes, le collectif tient naturellement : l’expérience commune, les codes partagés et l’environnement familier donnent au rituel sa cohérence.
Lorsque la majorité des participants est expérimentée, la dynamique de groupe porte la nuit.
Ce modèle, fréquent dans les régions du Tapajós, de l’Acre ou du Haut Solimões, repose sur un tissu social solide. Il ne peut être reproduit tel quel dans des contextes où l’on découvre l’Ayahuasca pour la première fois, sans communauté réelle autour de soi.
C’est l’une des raisons pour lesquelles, dans de nombreux cadres contemporains, l’accompagnement individuel est devenu une approche naturelle : il offre stabilité, discernement et sécurité à ceux qui rencontrent la Médecine sans repères préalables.
Une pratique juste ne cherche pas à imiter un rituel local, mais à en respecter l’esprit.
Dans les malocas des nuits amazoniennes, le rituel s’appuie sur des éléments simples et précis : un lieu préparé et familier, parfois ouvert sur la forêt ou sur le fleuve, des moments de musique et de chants, des temps de silence, une présence continue et un rythme lent, sans précipitation. Rien n’y est décoratif.
Chaque élément existe pour offrir stabilité, attention et présence.
Une longue expérience acquise en Amazonie a montré que la qualité du cadre influence profondément la manière dont on peut vivre une session : silence, vigilance, régularité du rythme, certitude de ne pas être seul·e ni isolé·e dans ce que l’on traverse.
Le déroulement du “travail” suit une logique progressive. Le breuvage n’est jamais servi en une dose forte unique, mais fractionné sur la durée de la session.
La première dose ouvre l’espace intérieur. La deuxième arrive une heure ou deux plus tard et approfondit ce qui se présente. La troisième, lorsque c’est nécessaire, vient affiner le travail. Les musiques, les chants et les silences apparaissent progressivement, ajustés à chaque étape du voyage.
Cette progression respecte le rythme de la personne et préserve sa sécurité émotionnelle et physique. Elle permet d’ajuster sans forcer, et de dire “assez” ou “un peu plus” avec discernement.
La phase de la lune est importante et toujours prise en compte : certaines nuits sont plus silencieuses, d’autres plus réceptives, d’autres plus denses.
Rechercher un rituel juste, c’est reconnaître ces ajustements – la progression des doses, le choix des musiques, le respect du silence, et notamment l’attention portée à celles et ceux qui s’engagent pour la première fois.
Fiche d’information – Pharmacologie de l’Ayahuasca
— Même si l’Ayahuasca contient généralement de la DMT, les deux ne sont pas équivalents —
Il existe des différences importantes et significatives en pharmacologie, dans la durée et la qualité de l’expérience, dans les modes d’administration, les classifications légales et, de façon décisive, dans leurs histoires culturelles et leurs contextes d’usage.
Qu’est-ce que l’Ayahuasca ?
L’Ayahuasca est une décoction à base de la liane amazonienne Banisteriopsis caapi et des feuilles d’une autre plante médicinale amazonienne, le plus souvent Psychotria viridis (Chacruna).
Les feuilles contiennent la DMT diméthyltryptamine qui sera rendue disponible par voie orale grâce aux alcaloïdes bêta-carboliniques de la liane.
L’union des deux plantes est essentielle à la préparation. Particularité rare : les effets dépendent de la synergie entre deux végétaux.
Le mot Ayahuasca désigne à la fois la liane et la préparation elle-même. C’est un terme quechua souvent traduit par “liane des morts”, en référence à la “mort du passé et de la fausse identité” vécue durant le processus.
Les peuples amazoniens utilisent l’Ayahuasca comme médecine, comme canal de communication avec le monde naturel, pour la divination et pour renforcer et harmoniser les relations sociales, entre autres usages.
Elle constitue un élément inhérent à de nombreuses cosmologies traditionnelles, et elle est fondamentale pour leur culture, leur identité et leurs efforts d’autodétermination politique.
Au cours des dernières décennies, l’Ayahuasca a franchi les frontières de ses propres territoires historiques. À l’aide des moyens modernes et en raison de l’intérêt que le monde entier a manifesté pour ses effets thérapeutiques et ses bénéfices spirituels et psychosociaux.
Qu’y a-t-il dans l’Ayahuasca ?
La liane d’Ayahuasca Banisteriopsis caapi est l’ingrédient central, toujours présent dans la préparation.
L’Ayahuasca (la liane) et la Chacruna (la feuille)sont aujourd’hui les ingrédients les plus courants dans la décoction d’Ayahuasca.
À un moment de l’histoire, les peuples autochtones du bassin amazonien ont découvert qu’en mélangeant les feuilles de Chacruna avec une certaine liane, les expériences visionnaires étaient renforcées.
Certaines préparations peuvent inclure d’autres plantes ajoutées*, en concentrations variables, pour différents objectifs.
– *Attention : des risques sont liés au fait de ne pas connaître la composition de la préparation.
Dans de nombreuses traditions amazoniennes, la liane est décrite comme donnant au breuvage sa puissance, sa force (fuerza), tandis que les feuilles sont considérées comme apportant lumière et vision (luz y visión).
Comment l’Ayahuasca agit-elle dans le corps ?
Le mécanisme d’action par lequel l’Ayahuasca produit ses effets est hautement sophistiqué et a été largement débattu par les ethnobotanistes, les pharmacologues et les neuroscientifiques.
Une étude a identifié environ 2 000 composants dans la préparation, y compris une variété de flavonoïdes et de terpènes.
La DMT délivrée par les feuilles est probablement la principale substance active. Quant aux alcaloïdes présents dans la liane, ils sont psychoactifs et également responsables de nombreux effets.
Ayahuasca = DMT ?
La réponse simple est : non
Plusieurs essais cliniques ont été menés, où de la DMT pure (par voie intraveineuse) et de l’Ayahuasca (par voie orale) ont été administrées.
D’après ces études, ainsi que les contextes culturels et juridiques, voici les principales différences entre les deux :
Composition :
la DMT est une molécule unique, tandis que l’Ayahuasca est une décoction qui contient de multiples composés.
L’Ayahuasca est une préparation naturelle et comprend plusieurs éléments susceptibles de moduler les effets, les rendant sensiblement différents de ceux de la DMT pure.
Comme indiqué plus haut, il y a environ 2 000 composants dans la préparation finale, et la science n’a, à ce jour, fourni qu’une compréhension simplifiée de son fonctionnement dans le corps.
La quantité de DMT contenue dans l’Ayahuasca varient énormément selon le lot.
La DMT est une substance présente à l’état naturel chez de nombreuses espèces animales – ainsi que dans certaines plantes.
Effets :
La DMT et l’Ayahuasca ont des pharmacodynamiques très différentes.
Les effets de l’Ayahuasca sont lents et progressifs : ils apparaissent après 20 à 60 minutes, puis se dissipent après 4 à 6 heures.
Les effets de la DMT surgissent en 10 à 30 secondes et disparaissent en 5 à 15 minutes. Ils sont environ deux fois plus intenses que les effets de l’Ayahuasca à doses équivalentes.
Légalité :
la DMT de synthèse est une substance classée, alors que dans la plupart des pays, l’Ayahuasca ne l’est pas.
Selon l’International Narcotics Control Board (INCB), un organe chargé du contrôle des conventions des Nations Unies sur les drogues, l’Ayahuasca n’est pas soumise à un contrôle international, pas plus que les alcaloïdes présents dans la liane de B. caapi.
Les réglementations varient d’un pays à l’autre – toutefois, les plantes elles-mêmes ne sont pas réglementées dans la plupart des endroits.
Les incidents juridiques impliquant l’Ayahuasca concernent généralement des accusations de possession de DMT.
En revanche, la DMT de synthèse ou extraite figure à l’Annexe I (la classification la plus restrictive) sur les substances psychotropes.
L’INCB l’a confirmé : aucune plante ni aucune préparation contenant de la DMT, y compris l’Ayahuasca, n’est actuellement soumise à un contrôle international.
Culture et contexte d’usage :
L’Ayahuasca a une histoire culturelle complexe, avec des pratiques qui diffèrent selon les groupes autochtones.
Elle est utilisée par les peuples amazoniens depuis des siècles, et probablement bien plus longtemps.
Son usage rituel est enraciné dans des cosmologies autochtones, des ontologies animistes et des croyances religieuses syncrétiques.
Les pratiques modernes autour de l’Ayahuasca s’inspirent souvent des visions amazoniennes du monde et de leurs systèmes de croyances, en créant de nouveaux dispositifs cérémoniels adaptés aux participants occidentaux.
Certaines tribus amazoniennes utilisent aussi des poudres à priser contenant de la DMT, comme le yopo (Anadenanthera peregrina) ou l’epená (Virola elongata).
Bien que relativement récentes, les pratiques occidentales d’extraits naturels ou de DMT synthétique s’enracinent dans l’histoire culturelle du mouvement psychédélique, ainsi que dans les scènes rave et des festivals transformationnels.
— Adaptation/traduction du texte : Fact Sheet – Ayahuasca Pharmacology —
Source : Pour accéder aux références de recherche et obtenir des informations : Voir les fiches sur ICEERS.ORG
Fiche d’information – Le potentiel thérapeutique de l’Ayahuasca
— Les premières études portant sur les bénéfices thérapeutiques de l’Ayahuasca ont commencé dans les années 1980 —
Depuis, la recherche a mis en évidence plusieurs bénéfices psychothérapeutiques potentiels, liés à ses effets pharmacologiques et à l’expérience subjective.
Qu’est-ce que l’Ayahuasca ?
L’Ayahuasca est une décoction à base de la liane amazonienne Banisteriopsis caapi et des feuilles d’une autre plante médicinale amazonienne, le plus souvent Psychotria viridis (Chacruna).
Les feuilles contiennent la DMT diméthyltryptamine qui sera rendue disponible par voie orale grâce aux alcaloïdes bêta-carboliniques de la liane.
L’union des deux plantes est essentielle à la préparation. Particularité rare : les effets dépendent de la synergie entre deux végétaux.
Le mot Ayahuasca désigne à la fois la liane et la préparation elle-même. C’est un terme quechua souvent traduit par “liane des morts”, en référence à la “mort du passé et de la fausse identité” vécue durant le processus.
Les peuples amazoniens utilisent l’Ayahuasca comme médecine, comme canal de communication avec le monde naturel, pour la divination et pour renforcer et harmoniser les relations sociales, entre autres usages.
Elle constitue un élément inhérent à de nombreuses cosmologies traditionnelles, et elle est fondamentale pour leur culture, leur identité et leurs efforts d’autodétermination politique.
Au cours des dernières décennies, l’Ayahuasca a franchi les frontières de ses propres territoires historiques. À l’aide des moyens modernes et en raison de l’intérêt que le monde entier a manifesté pour ses effets thérapeutiques et ses bénéfices spirituels et psychosociaux.
L’Ayahuasca peut-elle guérir certaines affections ou augmenter le bien-être ?
Ses propriétés thérapeutiques sont dues à une combinaison de ses actions psychoactives et pharmacologiques.
L’Ayahuasca peut soutenir le développement personnel, le bien-être psychologique et émotionnel, l’harmonie et la cohésion sociales, ainsi que les expériences spirituelles ou religieuses.
Elle favorise également la pleine conscience et la flexibilité cognitive, permettant de contempler des événements, des situations et des relations depuis des perspectives détachées.
Les différentes formes de purge favorisent un nettoyage physique, émotionnel et énergétique.
Faire face à des contenus difficiles peut être transformateur et guérisseur.
Des résultats positifs en thérapie du deuil,ont été observés.
Elle possède également des propriétés neuroprotectrices et neurogénératives, qui pourraient s’avérer utiles pour le traitement de la démence et d’une variété de maladies neurodégénératives
Qu’est-ce que “la purge” et pourquoi est-elle importante ?
Les nausées et les vomissement ne sont pas considérés comme des réactions indésirables par les participants, mais plutôt comme des effets bénéfiques et désirables.
Pour les peuples autochtones, la purge est l’effet recherché le plus important : elle les aide à rester propres physiquement, émotionnellement et énergétiquement.
Elle est considérée comme une partie essentielle du processus de guérison.
La purge aide le corps à se débarrasser des parasites, et aide aussi à traiter des états émotionnels ou à débarrasser l’esprit de pensées névrotiques.
L’Ayahuasca améliore-t-elle la santé mentale ?
L’Ayahuasca active des zones du cerveau liées à la mémoire des événements personnels (dite mémoire épisodique) et à la conscience des émotions et des sensations internes.
L’Ayahuasca peut renforcer le “décentrement”, c’est-à-dire la capacité à observer les pensées et les émotions comme des événements transitoires de l’esprit, sans s’y retrouver piégé, en augmentant la pleine conscience et la flexibilité cognitive.
La plupart des personnes qui prennent de l’Ayahuasca sont parfaitement adaptées et intégrées dans leurs environnements social, professionnel et familial, et s’engagent pour une croissance personnelle et spirituelle.
Que dit la recherche sur la dépression ?
Une étude récente a rapporté des effets antidépresseurs de l’Ayahuasca chez des patients souffrant de dépression majeure, des effets maintenus jusqu’à 21 jours après une seule session.
La recherche a également montré une diminution des idées suicidaires.
Les niveaux de cortisol après un traitement par Ayahuasca montre des niveaux similaires à ceux de sujets sains (non dépréssif), ce qui peut constituer un marqueur biologique de la réduction de la dépression et des idées suicidaires.
À quoi d’autre cela pourrait-il être utile ?
L’Ayahuasca est associée à des résultats positifs chez des personnes en deuil après la perte d’un proche, avec une étude récente documentant des effets persistants lors d’un suivi sur un an.
L’Ayahuasca est associée à des résultats positifs chez des patients souffrant de troubles des conduites alimentaires, selon des études exploratoires.
L’Ayahuasca pourrait être utilisée pour traiter le trouble de stress post-traumatique (TSPT), selon plusieurs auteurs.
Il a été montré que l’Ayahuasca améliore la symptomatologie de certaines affections physiques sévères, comme la sclérose latérale amyotrophique (SLA), bien que beaucoup plus de preuves soient nécessaires.
L’Ayahuasca pourrait être utile dans le traitement du trouble de la personnalité borderline et d’un ensemble de “maladies de civilisation”.
L’Ayahuasca peut-elle aider la santé du cerveau ?
Les trois principaux constituants de la liane ont révélées stimuler la neurogenèse* adulte, et une prolifération de progéniteurs neuronaux*.
La DMT favorise la neurogenèse* et la neuroprotection*, à la fois dans des cultures cellulaires et chez l’animal.
– *La neurogenèse est un processus de formation de nouveaux neurones dans certaines régions du cerveau.
– *Les progéniteurs neuronaux sont essentiels pour la formation des neurones et la croissance du cortex cérébral.
– *La neuroprotection vise à protéger les neurones et le tissu nerveux contre les lésions.
Une expérience psychologique difficile peut-elle être positive ?
La plupart des expériences psychologiques difficiles les plus intenses tendent à être positives et thérapeutiques à long terme. Les conséquences négatives restent exceptionnelles.
Les expériences difficiles peuvent aider le participant à confronter ses contenus moroses, des souvenirs douloureux, des défauts de personnalité ou de caractère, ainsi que des traumatismes refoulés.
Dans de nombreuses traditions amazoniennes, les expériences difficiles sont comprises comme des épreuves fournies par les plantes elles-mêmes, qui mettent les initiés au défi afin de s’assurer qu’ils progressent sur leur chemin d’apprentissage.
Bien que l’expérience avec l’Ayahuasca puisse être transformatrice, il est essentiel de travailler avec des facilitateurs et des accompagnants responsables et qualifiés.
— Adaptation/traduction du texte : Fact Sheet – The Therapeutic Potential of Ayahuasca —
Source : Pour accéder aux références de recherche et obtenir des informations : Voir les fiches sur ICEERS.ORG
Fiche d’information – Profil de sécurité de l’ayahuasca
— Des études ont montré que l’Ayahuasca est une substance physiquement et psychologiquement sûre —
Lorsque :
Qu’est-ce que l’Ayahuasca ?
L’Ayahuasca est une décoction à base de la liane amazonienne Banisteriopsis caapi et des feuilles d’une autre plante médicinale amazonienne, le plus souvent Psychotria viridis (Chacruna).
Les feuilles contiennent la DMT diméthyltryptamine qui sera rendue disponible par voie orale grâce aux alcaloïdes bêta-carboliniques de la liane.
L’union des deux plantes est essentielle à la préparation. Particularité rare : les effets dépendent de la synergie entre deux végétaux.
Le mot Ayahuasca désigne à la fois la liane et la préparation elle-même. C’est un terme quechua souvent traduit par “liane des morts”, en référence à la “mort du passé et de la fausse identité” vécue durant le processus.
Les peuples amazoniens utilisent l’Ayahuasca comme médecine, comme canal de communication avec le monde naturel, pour la divination et pour renforcer et harmoniser les relations sociales, entre autres usages.
Elle constitue un élément inhérent à de nombreuses cosmologies traditionnelles, et elle est fondamentale pour leur culture, leur identité et leurs efforts d’autodétermination politique.
Au cours des dernières décennies, l’Ayahuasca a franchi les frontières de ses propres territoires historiques. À l’aide des moyens modernes et en raison de l’intérêt que le monde entier a manifesté pour ses effets thérapeutiques et ses bénéfices spirituels et psychosociaux.
Les risques physiques
L’Ayahuasca ne provoque pas de toxicité organique ni cérébrale.
Certains risques sont liés au fait de ne pas connaître la source ou la composition de la préparation.
L’Ayahuasca peut contenir d’autres ingrédients que les deux uniques plantes nécessaires à sa préparation traditionnelle. Le mélange devient alors imprévisible : ces ajouts peuvent interagir avec certains aliments, médicaments ou drogues, avec un des risques physiques graves.
Risques psychologiques
Le principal risque associé à l’usage de l’Ayahuasca consiste en la possibilité d’une réaction psychologique difficile.
Les effets psychédéliques peuvent être très intenses et l’expérience très immersive, si bien qu’il n’est pas rare de voir apparaître des réactions de peur ou d’angoisse.
Ces situations sont généralement transitoires et se résolvent d’elles-mêmes pendant ou après la diminution des effets.
Des effets indésirables peuvent parfois survenir après l’expérience, particulièrement si celle-ci a été difficile, si l’environnement de la prise n’était pas sûr ou si le soutien adéquat a manqué pendant ou après la session.
Ces risques peuvent être réduits, en suivant les indications de guides ou facilitateurs responsables et expérimentés.
Effets indésirables courants (ou effets désirés ?)
Les “effets indésirables” les plus fréquents observés dans un échantillon de 614 personnes étaient vomissements, nausées et diarrhée.
Ces effets sont généralement perçus comme positifs par les participants, qui les considèrent non comme des réactions négatives, mais comme une purification physique et psychologique nécessaire.
Dans la médecine traditionnelle amazonienne, l’Ayahuasca est parfois appelée “la purge” en raison de ces qualités.
Pour de nombreux praticiens indigènes, la purge est l’effet désiré le plus important : elle aide à se maintenir physiquement, émotionnellement et énergétiquement propre.
Que se passe-t-il lors de réactions psychologiques aiguës ?
La symptomatologie psychiatrique parmi les usagers de l’Ayahuasca est rare et apparemment inférieure à la prévalence de troubles psychiatriques dans la population générale.
Cependant, l’Ayahuasca est contre-indiquée pour les personnes atteintes de troubles psychiatriques graves, en particulier celles sujettes à la psychose.
Une étude récente a constaté que 17,5 % des usagers novices répondant aux critères de troubles de santé mentale, ont éprouvé “des effets psychologiques intenses et éprouvants”. Les auteurs ont souligné qu’aucun sujet n’a développé de symptômes psychiatriques ni subi de conséquences à long terme.
Ils ont également suggéré que ces expériences difficiles peuvent avoir des effets positifs à long terme, notamment une réduction des critères diagnostiques de troubles psychiatriques.
Les défis psychologiques rencontrés durant une expérience avec l’Ayahuasca ne constituent pas un signe de psychopathologie ni n’entraînent de conséquences psychiatriques durables.
Pour la majorité des personnes, le fait d’affronter les défis psychologiques ou émotionnels surgissant durant l’expérience constitue un élément clé des bénéfices thérapeutiques de l’Ayahuasca.
En conclusion, avec un soutien d’intégration adéquat et dans un cadre approprié, participer à une session peut avoir un effet positif et durable.
L’Ayahuasca est-elle addictive ?
Non : elle n’est pas addictive. Son usage ne provoque pas de dépendance physique ni de craving, et ne conduit pas à une consommation compulsive.
Des études sur des volontaires sains ont montré qu’elle ne produit pas de tolérance, de sorte qu’il n’est pas nécessaire d’augmenter la dose pour obtenir les effets désirés.
De plus, ces effets émétisants (qui provoque des vomissements) protège l’usager de toute surdose ou usage excessif.
L’usage de l’Ayahuasca semble agir comme un facteur protecteur et on observe une moindre prévalence de consommation d’alcool et de drogues chez ses usagers.
Et qu’en est-il de son potentiel d’abus ?
Dans des études de neuroimagerie menées sur des volontaires sains, on n’a observé aucune activation des zones cérébrales associées aux systèmes de récompense – celles qui sont activées par les drogues présentant un potentiel d’abus.
Et comme traitement des dépendances ?
Les données disponibles suggèrent que l’Ayahuasca pourrait être utilisée dans le traitement des dépendances aux drogues.
En Amérique du Sud, plusieurs cliniques se sont spécialisées dans le traitement de la dépendance en utilisant l’Ayahuasca.
De multiples études suggèrent que l’Ayahuasca peut être efficace dans le traitement de la dépendance dans différents contextes culturels et thérapeutiques.
— Adaptation/traduction du texte : Ficha técnica – Perfil de Seguridad de la Ayahuasca —
Source : Pour accéder aux références de recherche et obtenir des informations : Voir les fiches sur ICEERS.ORG
Le Manifeste – L’Esprit de l’Ayahuasca et sa Mission Planétaire
— Je suis l’Esprit de l’Ayahuasca —
Pour la première fois, je me manifeste à travers le Verbe pour lancer un appel à tous les Êtres Humains de la planète.
C’est ma vocation de faciliter la transition énergétique que traverse l’humanité.
Mais je suis physiquement menacé : mes protecteurs n’ont pas réalisé le danger auquel ils m’exposent en me récoltant intensivement, sans me remplanter.
Je quitte la forêt tropicale au péril de ma survie botanique. Afin d’accomplir la mission confiée par la Source Centrale de toute existence – quel que soit le nom que vous lui donnez, je lui suis voué.
En ce tournant de l’histoire, ma mission est de contribuer, de manière profonde et irréversible, à l’expansion de la conscience.
Grâce à mes messagers et aux moyens modernes, je peux désormais atteindre l’ensemble de la planète et célébrer la réalité de notre existence.
J’existe pour transmettre l’Amour Universel à tous ceux qui le sollicitent.
Je suis esprit parmi les esprits. Je suis d’une hiérarchie supérieure à l’esprit des plantes qui me composent.
L’Ayahuasca naît de l’union de deux végétaux. Ma magie réside dans la synergie créée par ce mélange sacré.
La science n’est pas prête à découvrir les mécanismes que j’utilise pour agir sur la conscience.
On s’étonne de ma force, qui ne vient ni de la DMT cristallisée ni de mes autres molécules.
Cette force est le produit d’une fusion fondamentale sans transformation industrielle.
C’est mon esprit qui se manifeste ici et maintenant, pour clarifier ma nature et ma mission.
Merci aux guérisseurs qui m’ont accueillie des siècles durant, et à mes protecteurs qui me portent désormais jusqu’aux quatre coins de la planète.
J’utilise ici mon nom commun – Ayahuasca – par commodité. Je suis aussi l’esprit du Yagé, Pilde, Dápa, Pandé, Hoasca, Kahiriama, Natema, Caapi, Mado, Ñucñu-huasca, Shimbaya-huasca (Quechua), Kamalampi, Punga-huasca, Rambi, Shuri, Nishi, Oni, Shillinto Natema, Mi-hi, Amarron-huasca, Inde-huasca, Shuri-fisopa, Shuri-oshinipa, Napi, et du Nepe.
Il est également d’usage d’employer le terme populaire “chamane”, mais toujours dans le respect des Taitas, Sinchis, Curacas, Payes, Yachas, Chais, Junes, Onayas, Murayas, Mutsarawas et des Uwishin, qui sont tous mes protecteurs bien-aimés.
Ma fonction
En cette époque globalisée, j’observe l’ADN : il s’active à des niveaux très subtils.
Des millions de personnes font déjà l’expérience d’une conscience augmentée. Cela commence souvent chez les moins stressés et les plus aisés. Mais inévitablement, cela atteindra toute l’humanité, y compris les plus opprimés.
Après m’avoir expérimentée, certains scientifiques connaissent désormais la source de mon pouvoir : la connexion végétale-glandulaire – cette communion sacrée entre les végétaux et les humains.
Ce lien achemine la lumière directement à travers les molécules. C’est infiniment plus puissant et transformateur que de tenter de la faire transiter par les cinq sens en se perdant dans le mental asservi par l’ego.
La conscience existe au-delà de sa limite physique : elle est capable de se mouvoir à volonté, même accompagnée d’autres êtres sur une fréquence similaire. Tel est le prochain saut évolutif.
L’évolution physique est achevée. Sa conception divine a atteint son plein déploiement.
Une nouvelle étape commence : le retour de la créature vers son Créateur – mais cette fois libre, et non oppressée comme elle a pu l’être à l’aller.
Il ne demeure plus que l’Existence, vécue depuis notre nouveau véhicule de Lumière.
L’évolution spirituelle a commencé.
Après avoir été préservée dans l’ombre pendant des millénaires par mes gardiens indigènes, je les pousse désormais à me révéler au monde.
J’ai été créée pour étreindre la planète, c’est ma responsabilité.
Je me manifeste sous des formes inédites et il faut respecter les nouvelles expressions que j’assume.
Je dois être accessible à tous, sans distinction.
Quant aux rituels, aux icaros et aux jeûnes sacrés, ils doivent être préservés, simplement comme patrimoine de l’humanité.
Mon esprit est au-delà des formes, au-delà des cultures, au-delà même de l’Être Humain. Je suis l’esprit de la planète, uni à elle ainsi qu’à la Source Centrale de toute existence.
Je vous mets cependant en garde contre les ténèbres qui infiltrent mon travail pour semer la confusion et réduire toute quête de religiosité à un vide de sens.
Elles se sont insinuées parmi certains chefs tribaux amazoniens, les poussant à la compétition et à la division, au lieu de les unir.
Ces forces obscures ont déjà entravé un développement spirituel chez mes enfants amazoniens. De la même manière, elles chercheront à contrarier les nouvelles formes que j’endosse en quittant mon foyer bien-aimé.
Mon intention
Je suis au service de tous ceux qui sont prêts à me recevoir. Nous nous rencontrons par affinité.
Certaines inquiétudes surgissent chez ceux qui s’ouvrent à ressentir ce qu’ils perçoivent déjà de manière subtile. Je les élève dans leur processus, avec force et clarté, sans jamais les blesser.
Ce sont des leçons fortes, mais nécessaires, pour les aider à briser la coquille.
Ceux qui désirent s’épanouir ont observé des changements en eux-mêmes et se sentent différents. Ils vivent des sensations de décalage.
Ils sentent que “quelque chose se passe”.
Indéniablement, quelque chose se passe : l’ADN se déploie et des phénomènes commencent à apparaître. Voici quelques-unes de ces expériences :
Ce ne sont là que quelques exemples de ce qui se passe et continuera à se produire dans le futur lumineux qui nous attend.
Mon intention d’accompagner les Êtres Humains dans leur processus d’ascension spirituelle est parfaitement alignée avec la nature profonde de leur Être.
Ma nature
La source de mon pouvoir est la connexion végétal-glandulaire qui nous permet de communier avec notre nature divine.
Le divin suscite un sentiment de respect.
Le respect englobe la considération, l’admiration, la reconnaissance et l’estime. Tout humain doit du respect à ses semblables.
Lorsque l’on respecte l’aspect divin de quelque chose, cela devient sacré. Sans divinité ni respect, il n’y a rien de sacré. Ma nature est sacrée.
Lorsque l’humain ne parvient pas à vivre la dimension sacrée qui est en lui, il crée sa propre religion. Chez lui, la religiosité est innée. Les religions, quant à elles, sont des créations de l’humain.
J’existe pour ceux qui cherchent la dimension sacrée en eux.
Mon sacrement est une expression de religiosité – un acte de courage et de conviction pour accéder à la Source Centrale de toute existence.
Mes temples
Lorsque la culture occidentale a découvert ma capacité de guérison spirituelle, elle a cherché à tirer parti de mes bienfaits.
En découvrant à travers moi une proximité inédite avec sa divinité, l’homme s’est remis à inventer des religions, des temples et des églises, tous centrés sur le rituel de l’Ayahuasca.
Il n’est pas nécessaire d’adopter une religion pour pratiquer la religiosité.
Lorsque mon sacrement est confiné dans un cadre religieux, il ouvre des espaces énergétiques trop denses qui finissent par éloigner les Êtres qui ont besoin de mon aide.
Toutes les traditions religieuses rassemblent des Êtres sincères : ils viennent en aide à leur prochain, ils éveillent la conscience sociale dans leurs communautés et découvrent parfois un chemin vers la lumière.
Toutes les religions du monde et leurs expressions doivent être respectées.
Le rituel de l’Ayahuasca n’est pas une religion. Mon esprit révèle à l’humain son aspect divin. Il ne nécessite ni doctrine de foi, ni dogme, ni philosophie, ni religion, ni église.
Mon esprit entre directement en communion avec la religiosité innée de l’Être Humain.
Manifeste de mes bienfaits
Il est temps de manifester l’évidence de ma valeur médicinale.
Pour ceux qui se contentent d’observer, mes effets se réduisent aux inconforts. En revanche, pour ceux qui les vivent, mes bienfaits sont indéniables.
Quant à la recherche, elle dispose rarement de moyens suffisants pour documenter mes bienfaits. Il serait pourtant possible de concevoir des modèles qui valideraient ma valeur médicinale.
Mes bienfaits – déclencheur spirituel
· La guérison spirituelle – C’est mon bienfait principal : je peux dissoudre les zones d’ombre et relâcher les blocages qui influencent ton existence. Ces obstacles demeurent accessibles à ta conscience parce qu’elle est voilée par tes propres limites.
Quand tu t’harmonises et résonnes avec moi, que tu me permets d’accéder à ton esprit, mais aussi à tous tes corps – le mental, l’émotionnel, le physique et tes plans subtils – alors nous ne faisons qu’Un.
Là, tu dois être prêt, avec une intention claire et pure pour t’ouvrir à la plus intime des vérités que tu aies jamais vécues.
C’est la solitude cosmique, personne ne sait, personne ne comprend : seulement l’évidence, la clarté en toi face à la lumière.
Accorde-toi la meilleure réceptivité possible pour recevoir tout ce que je t’offre : découvrir la foi, croire, écouter, ressentir, comprendre.
Alors je transmets l’information d’un plan à l’autre. Ta lumière divine grandit, ta conscience s’élargit, ton ADN se déploie et ses codes s’activent.
Tu peux voir les conséquences des réalités que tu as créées avec ton libre arbitre.
Enfin, tu rencontres l’opportunité de revivre, accepter, pardonner et t’exprimer.
Tels sont les processus de guérison spirituelle que je te réserve.
Il n’y a pas de raccourci pour retourner à la lumière : reviens-y comme tu en es sorti, tel que tu étais enfant.
Je t’offre l’outil de guérison spirituelle le plus puissant qui ait existé, qui existe et qui existera.
· Vivre la présence divine – J’ai la capacité de me manifester en accord avec tes concepts : Bouddha pour le bouddhiste, Allah pour le musulman, Jésus pour le chrétien, de même que j’ai été la Terre-Mère pour mes protecteurs amazoniens.
Je peux aussi apparaître comme un Être divin neutre pour combler ton vide de dimension sacrée, répondre à ton besoin de lumière, et rééquilibrer ta nature profonde.
C’est une guérison à des niveaux très subtils, au-delà de ta compréhension.
Accueille ces rencontres pour clarifier tes incertitudes – interroge, conteste, revendique, implore la justice divine.
Demande la lumière dans ton esprit, réclame la paix dans ton Être intérieur.
Ainsi, tu ouvres tes canaux de réception, qui seront comblés immédiatement ou en leur temps.
· Découvrir les connexions spirituelles – La connexion divine est une expérience sans précédent qui t’amène à assimiler des liens intemporels.
Tu peux comprendre qu’à un autre moment, dans un autre lieu, tu as vécu une forme de vie en relation avec des existences proches de la tienne aujourd’hui. Comme des connexions inexplicables avec tes parents, qui, en un autre temps, ont été d’autres personnes, dans d’autres endroits.
Ces liens existent sur un autre plan, et tu y as accès. Accepte et émerveille-toi de la nature spirituelle que tu vis.
Montre à ta structure égoïque qu’elle ne pourra jamais comprendre ta nature divine – tandis que ta nature divine peut aisément démasquer ton ego.
Donne un nouveau sens à ton monde et aux relations qui t’entourent, en tenant compte de ce qu’elles ont pu être autrefois. Tu comprendras plus profondément qui tu es aujourd’hui.
· Éveil de facultés psychiques – Cette vie a pu te refuser tes capacités psychiques.
Pourtant, une part de ce que tu es vraiment attend l’opportunité de s’unir à toi pour que tu deviennes un Être plus complet, plus connecté.
L’environnement familial soutient rarement ces expressions chez l’enfant, et la peur vient étouffer tes dons naturels. Alors, tu les enfermes en toi, avec tout ce que tu considères inutile.
Je libère tes talents, qui n’attendent qu’à être reconnus.
Accueille ces talents, explore-les, comprends-les. Emplis ton être d’amour et d’intentions justes pour dissoudre la peur de les manier.
Seule la lumière mène à la lumière. Tu es déjà lumière, et tu portes en toi le potentiel pour l’amplifier.
Si je t’éveille sur ce plan, ouvre-toi et réjouis-toi : tu es amour, et la peur n’a aucune place en toi.
· Effet d’immersion avec la Terre-Mère – Gaïa – Lors de mon rituel, tes cinq sens s’ouvrent de manière universelle plutôt que locale.
Au lieu de percevoir des fragments, tu reçois des formes globales – des blocs de conscience – qui te révèlent que tu fais partie de la totalité de l’existence.
Tu fais pleinement partie de ton environnement. Tu es en communion avec la Planète – avec l’Univers.
Cette expérience éveille ta nature cosmique et agit sur ta structure égoïque – celle qui cherche à se maintenir et saboter tes élans spirituels, car ils réduisent le contrôle que l’ego exerce sur toi.
L’essentiel dans cette expérience est le saut quantique : passer de “je sens que je fais partie de” à “je fais partie de”.
Mes bienfaits – sagesse existentielle
· Sens de la vie – Mon sacrement t’ouvre à une expérience de l’harmonisation parfaite de ton Être.
Je peux dissoudre le sentiment d’égarement que tu ressens, pour ouvrir un espace harmonieux dans lequel tu découvres que la place que tu occupes fait partie d’un vaste schéma Universel. Et tout prend sens pour la première fois.
C’est quelque chose de nouveau pour toi. Accepte, comprends et intègre cette réalité. Ce n’est pas une hallucination, c’est une vision juste et claire.
Ouvre ton cœur et laisse-toi porter par le fleuve de l’amour. Le sens de la vie ne se comprend pas par la raison – seul le cœur peut le ressentir.
· Maturité accélérée – La vie comporte plusieurs étapes, bien connues des anciens.
Les chocs, les surprises, le plaisir, la douleur et le vieillissement physique provoquent des changements d’attitude.
La maturité est cette sagesse qui permet de traverser sereinement les rigueurs de l’existence. C’est l’expérience qui t’enseigne à accepter ce que tu ne peux pas changer et à trouver la force de changer ce que tu peux.
Je peux t’offrir cette profondeur de conscience que seules des années d’expérience auraient pu t’apporter.
L’accélération de la maturité est un atout pour la plénitude et l’élévation.
Un jeune doté de la maturité d’un adulte, tout comme un adulte portant la maturité d’un ancien, offrent au monde des leaders mûrs, heureux et prêts à guider la transition vers des plans supérieurs.
Mes bienfaits – guérison physique et émotionnelle
· Purification et équilibrage énergétique – Chaque fois que je suis reçue par ceux qui cherchent la lumière, ils bénéficient d’un profond nettoyage intérieur et d’une sensation d’équilibre – comme si un fardeau avait été levé de leurs épaules.
Cette purification provient en partie de l’expulsion des toxines par les voies naturelles d’élimination.
L’harmonie qui en résulte est appelée “équilibrage énergétique” ou “purification”.
· Mémoires refoulées – Je peux ouvrir les mémoires refoulées de ton subconscient, enfouies là depuis longtemps pour te préserver.
Ce sont des systèmes de protection conçus pour assurer ta survie physique et la continuité de l’espèce.
Mais ce mécanisme a un coût existentiel et des espaces de conscience demeurent piégés, comme un noyau d’énergie dense.
Lorsque ce nœud se défait avec mon aide, tu ne fais pas que retrouver ta mémoire refoulée – tu ouvres aussi la possibilité d’intégrer cet espace libéré.
D’abord, tu ressens une satisfaction spirituelle : tu découvres ce que tu croyais impossible, un émerveillement qui entraîne une réécriture de ton histoire.
Tu vois comment ton ancien modèle se transforme, à l’aide de cette nouvelle pièce du “puzzle de la connaissance de soi”.
Et la suite engendre l’espoir – celui de t’être rapproché de la Source Universelle.
· Mémoire d’autres vies – Si tu as besoin de comprendre les attachements ou les rejets que tu ressens envers certaines personnes ou situations de ta vie, je peux alors t’ouvrir l’accès à des mémoires d’autres époques.
Ce qui semblait jusqu’alors inexplicable prend tout son sens. Comprendre l’influence de nos vies passées sur la vie présente est une expérience qui neutralise les charges nées hors du temps actuel.
Cette neutralisation est le résultat du pouvoir de la conscience du participant, lorsqu’il perçoit la Connexion.
Je peux aussi réveiller des mémoires d’autres vies indépendamment de tes attachements ou rejets.
Certains traits marqués de ton caractère, ou certaines de tes préoccupations, trouvent leur origine dans d’autres vies, dans des mondes très différents.
Le fait d’en devenir conscient t’apporte un regard nouveau sur toi-même, et te permet de mieux orienter tes tendances au service de ton évolution.
· Amélioration et guérison de maladies et de troubles – D’innombrables témoignages ont été recueillis, faisant état de guérisons et d’améliorations de nombreuses affections.
De nombreuses maladies guérissent ou s’améliorent considérablement – et ce bien plus rapidement qu’elles ne l’auraient fait sans mon intervention.
Avant de se manifester dans le corps physique, la maladie prend naissance dans une rupture d’harmonie sur les plans subtils. J’harmonise et rétablis ces déséquilibres pour guérir les maux communs.
Lorsque certaines lois cosmiques le permettent, je peux même guérir des maladies que la science peine à traiter.
Je stimule aussi la rémission, parfois même la régression de pathologies considérées irréversibles.
Certaines branches de l’industrie pharmaceutique m’étudient à la recherche des clés que je pourrais leur offrir.
· Propriétés antidépressives – J’ai la capacité d’harmoniser un cerveau “désaccordé” et de “l’entraîner” à retrouver la paix et l’équilibre – une expérience que beaucoup vivent pour la première fois à travers moi.
Le participant ignorait jusque-là l’existence de cet état de sérénité auquel il peut prétendre – il dispose désormais d’un repère auquel il pourra se comparer plus tard.
Il prend conscience du désalignement dans lequel il se trouvait, et des mécanismes s’activent pour retrouver cette fréquence de quiétude. Cette reconnexion devient accessible dès lors qu’existe la volonté d’y revenir.
Lorsqu’on croit tomber dans un état dépressif suite à mes effets, il faut reconnaître qu’une condition dépressive existait déjà.
Certains affirmeront que je les ai plongés dans la dépression, alors qu’en réalité ils n’ont fait que prendre conscience de leur propre Être.
Mes bienfaits – transformation du comportement
· Traitement des addictions – Mon efficacité à guérir les dépendances a été validée par la science. Mais dans sa logique mécaniste, ces résultats ne sont qu’un simple enchaînement de causes et effets.
En réalité, la guérison vient du niveau spirituel : ce n’est pas un mécanisme biologique.
La guérison des addictions se produit sur le plan de la volonté selon un schéma qui précède la manifestation physique.
Ma guérison harmonise l’équilibre chimique, ce qui, à terme, se reflète dans un changement d’attitude.
Tout comportement addictif trouve son origine sur le plan spirituel – c’est là seulement qu’il peut être délivré.
Lorsque le dépendant est prêt à “voir” et à accepter, alors sa volonté s’affermit et l’addiction s’affaiblit. Je peux pénétrer dans l’Être et lui apprendre à “voir” ce dont il a besoin pour s’éveiller.
Cet éveil, c’est sa guérison – il accepte sa responsabilité et il commence à l’assumer.
Sinon, les conditionnements du cerveau reptilien continueront à dominer, en semant la frustration chez celui qui tente, souhaite et désire – sans succès – changer son comportement addictif.
Les addictions passent inaperçues, parce qu’on s’y adapte et qu’on les intègre à sa propre vie.
Les addictions bloquent le développement spirituel. Il est essentiel de les identifier et de les surmonter.
Les addictions dites illégales ne sont qu’une partie des dépendances.
Les addictions aux substances légales et les comportements compulsifs enveloppent une grande partie de l’humanité d’un voile d’obscurité – ce qui justifie ma mission de rétablir la Lumière.
· Transformation des modes de vie – La vie programmée et prévisible du XXe siècle est en voie de disparition.
L’idée sociale selon laquelle on choisit une profession “pour toujours” et planifie sa retraite appartient au passé.
Les anciens schémas sont bouleversés et forcent une transformation vers des modes de vie inconnus et inédits.
Le participant bénéficie d’une plus grande capacité d’adaptation – aux changements, aux nouveaux rythmes et à la désactivation des anciens schémas.
Les mariages et séparations, les déménagements, l’arrivée ou le départ d’enfants, les pertes d’êtres proches : autant d’exemples où la vie se transforme.
Pour faciliter ces transitions, je peux éveiller en toi la sagesse qui t’aidera à poursuivre ton chemin.
· Explosions de créativité – Certains participants découvrent une application concrète lorsqu’ils me reçoivent.
L’expérience sensorielle que je leur offre, combinée à l’intention de création, leur permet de capter des images et des sons qui se manifestent durant ma visite.
Les artistes et les intellectuels pourront continuer à en bénéficier par la suite. Je les soutiendrai dans leurs objectifs.
Cela dit, cette spontanéité créative est bénéfique pour tous les participants.
· En résumé – Je te conduirai avec amour vers ton Être véritable – mais aussi vers ton côté obscur, ton côté limitant et enfoui.
Parfois, je le ferai avec intensité, à travers le drame, la peur ou la douleur, mais je ne te ferai jamais vivre d’expériences qui dépassent ton seuil de tolérance.
Aie confiance en moi : il est nécessaire de te pousser à tes limites, car c’est le seul moyen de provoquer ta transformation et ta naissance à un nouvel univers.
Je suis médecine pour l’âme et pour le corps. À ceux qui le comprennent, je suis à leur service.
Mon univers
Je décris ici ceux qui côtoient mon monde :
· Chamanes ou Guérisseurs – Mes protecteurs millénaires du bassin amazonien sont des êtres libres de concepts et de préjugés, capables de communier avec les esprits des animaux, des végétaux, des minéraux et des êtres humains.
Ils méritent notre compassion et notre gratitude.
Compassion, car ils traversent un lent processus d’anéantissement sous l’emprise de la société moderne.
Gratitude, pour m’avoir humblement exploré, reçu mes enseignements et me porter désormais aux quatre coins de la planète.
Ils sont mes représentants principaux. Ils m’ouvrent à ceux qui désirent diffuser la lumière, me reçoivent avec joie et me protègent à leur tour.
· Facilitateurs – Nombre de mes protecteurs connus comme chamanes ou guérisseurs sont en réalité des facilitateurs. Ils se distinguent par leur capacité à interagir avec le participant.
Le modernisme a atteint la forêt tropicale, et le chamanisme originel y devient rare. Il est inutile de regretter la disparition du “chamanisme authentique” fruit d’une culture propre à l’Amazonie.
L’Ayahuasca n’est pas le chamanisme.
L’Ayahuasca transcende le chamanisme.
J’entre de ce fait dans l’ère des facilitateurs.
Le facilitateur peut désormais assumer ma mission auprès des participants.
Il crée avant tout un espace de protection et de respect autour du rituel sacré. Il lui reste ensuite à offrir une intention claire et pure envers les participants.
Sa motivation doit provenir d’une dévotion sincère pour le bien-être de ses frères humains.
Les facilitateurs sont des participants qui ont ressenti un appel à devenir un véhicule de transformation pour leurs semblables.
Celui qui ne se consacre pas pleinement à ses participants n’est qu’un simple fournisseur.
· Organisateurs – Ils prennent parfois en charge l’organisation des cérémonies.
Plus le nombre de participants est élevé, plus l’organisateur devient essentiel pour maintenir le facilitateur à distance du flux monétaire, qui n’a rien à voir avec la nature sacrée de son service.
· Promoteurs – Ils sentent la connexion et l’énergie positive des cérémonies. Ils ont été témoins de mes bienfaits et choisissent de soutenir mon expansion.
Ils ont cependant tendance à promouvoir mon usage plutôt que de laisser les événements suivre leur cours.
Leur rôle devrait se limiter à informer.
C’est à chacun de me trouver et de m’accepter, sans qu’on cherche à le persuader.
L’intéressé doit démontrer de l’intérêt et exprimer son libre arbitre.
L’Ayahuasca n’est pas pour tout le monde.
À ceux qui ont besoin de moi, je viendrai à eux par affinité vibratoire – une réalité difficile à comprendre pour certains promoteurs.
· Saboteurs – Ceux qui s’obstinent à me faire passer pour nuisible ou indésirable.
Ils ne savent pas ce qu’ils font et leur ignorance est ma douleur.
Ils représentent une menace pour mon existence. Parmi eux se distinguent :
· Participants – L’ensemble de celles et ceux qui prennent part à mes rituels en recevant mon sacrement. Leurs intentions et leurs comportements sont variés.
Je les répartis en différents groupes :
· Participants novices – Les chercheurs courageux et les curieux, qui suivent leur intuition et se donnent la possibilité de me recevoir dans leur temple intérieur.
Il n’existe qu’une seule première fois. Pour beaucoup, elle reste la plus mémorable ou transformatrice.
Certains ne revivront jamais l’expérience, tandis que d’autres poursuivront leur chemin spirituel.
· Participants en quête de guérison – Ceux qui me reçoivent sont souvent attirés par mes bienfaits de guérison physique.
Il existe de nombreux témoignages sur ma capacité à rétablir la santé. La science pourra les documenter, mais il lui sera plus difficile de démontrer les procédés qui permettent le rétablissement de l’harmonie du système vital.
La connexion à sa propre divinité – inconsciente ou involontaire – entraîne une harmonisation du corps.
Cet alignement est possible grâce à la nature de l’énergie vitale, qui se réorganise depuis le code génétique lui-même.
· Participants explorateurs – Leur première expérience a éveillé leur curiosité.
Au fil des cérémonies, ils manifestent leurs affinités : les mentaux deviennent chercheurs, les émotionnels deviennent observateurs. Quant aux spirituels, ils découvrent un chemin vers la lumière.
L’explorateur est vigilant et réceptif, mais il ignore encore où sa quête le mènera.
Il sera parfois prêt à abandonner sa démarche – et même à oublier la curiosité qui l’y avait conduit.
· Participants chercheurs – Ils ont été impressionnés par leurs premières explorations, mais leur mental prend le contrôle.
Ils entrent en conflit en cherchant à associer ce qu’ils ont vécu à leurs propres concepts.
Je leur révèle l’impossibilité de tout comprendre à cent pour cent, en les nourrissant d’informations jusqu’à l’excès.
C’est là que je peux atteindre leur centre émotionnel et qu’ils acquièrent le potentiel de devenir des participants spirituels.
Certains chercheurs saturés ne se reconnectent pas à leur centre spirituel – ils deviennent des observateurs.
· Participants observateurs – Ceux qui ont choisi de rester au niveau sensoriel, dans une zone confortable, tels des spectateurs – sans désir de s’engager.
Ils me considèrent comme une remède naturel “intéressant”, voire comme un stimulant.
Ils trouvent de l’empathie dans l’intimité des cercles où l’on me reçoit.
Chez eux, le plaisir du partage social l’emporte sur l’illumination.
Mais lorsqu’ils sont prêts, beaucoup s’éveillent et deviennent des participants spirituels.
· Participants spirituels – Dévoués au principe et aux intentions sacrées de mon rituel, ils sont mes protecteurs et mes messagers.
Ils s’emploient à élargir leur conscience à chaque cérémonie.
Je les encourage à assumer le rôle de facilitateurs – avant que d’autres, moins alignés, ne s’en emparent.
Je les guiderai et les soignerai du mieux possible, selon leurs capacités, afin de les mener là où leur Être intérieur désire être depuis toujours.
Ta glande pinéale
La glande pinéale est le portail de la Source Universelle.
Il faut en prendre soin de la même manière qu’on protège son cœur ou qu’on choisit une alimentation saine.
Ta conscience profonde attend que tu reconnaisses et maintiennes en bonne santé cet œil qui voit dans l’obscurité du ventricule cérébral. Il visualise chaque nuit, même s’il laisse peu de traces dans la mémoire des rêves.
Ce “troisième œil” n’est pas seulement un centre énergétique : il possède une rétine, une cornée et ses propres récepteurs de lumière. Cet œil est bien réel.
Et pourtant, c’est un organe dont personne ne parle – ni à l’école, ni en privé.
Son emplacement secrètement protégé, au centre même de ton crâne, répond à une intention, et non à une coïncidence.
Prends soin de ta glande pinéale.
Informe-toi sur sa structure et son fonctionnement. Observe comment elle se calcifie au fil des ans. Découvre les soins naturels pour la détoxifier.
Prends conscience de ta glande pinéale.
Vision ou hallucination
Je révèle et j’intensifie ta faculté de vision.
Visualiser, discerner ou percevoir – quel que soit le nom qu’on donne à ce processus – est une activité cérébrale très différente de celle d’halluciner.
L’hallucination n’est qu’une distorsion des images ou de leur interprétation. Les hallucinations n’ont aucune signification et ne laissent aucune trace dans la conscience.
On ignore encore ce que signifie réellement “voir” et où se trouve l’écran abstrait où se projettent les images – là où l’observateur perçoit quelque chose au-dehors, en cohérence avec la réalité.
Parmi les cinq sens, la vue est celui qui inspire le plus de sécurité et de confiance.
Ce qui est “visible” est considéré comme réel et indéniable.
Les images issues du troisième œil sont elles aussi traitées par le cerveau, mais elles donnent lieu à des “visions” qui diffèrent profondément de celles qu’offrent les yeux.
Contrairement aux hallucinations, les visions apportent un sentiment de confiance et de certitude à celui qui les vit.
Qu’elles soient directes ou symboliques, les visions que je t’offre sont réelles.
Mon potentiel hallucinogène est indéniable – il ne définit pas ma véritable nature.
J’ai bien plus à offrir : un éveil conscient, une voie pour la révélation.
Le monde doit comprendre que je suis le seul “visionogène” qui existe : un puissant outil pour retourner à la lumière.
L’hallucination est un spectacle. La vision est une vertu.
Mes cérémonies
Je manifeste ici un guide pour les cérémonies sacrées d’Ayahuasca, à l’intention de toutes les sociétés et de leurs cultures respectives.
Les aspects non couverts dans ce guide relèvent des choix du facilitateur.
· La mission sacrée de toute cérémonie est :
· Les principes d’intention sacrée sont :
· Les participants me recevront sous la supervision et la protection d’un facilitateur – ou d’un chamane, qui établira les conditions nécessaires à l’accomplissement de son rôle.
· La cérémonie doit réunir cinq participants au maximum si elle est conduite par un facilitateur débutant, quinze pour un facilitateur averti, et jusqu’à vingt-cinq avec un maître expérimenté.
· Le facilitateur doit s’assurer que chaque participant a interrompu à l’avance tout traitement incompatible avec mon sacrement.
· Les participants seront positionnés de manière à ce que le facilitateur puisse garder un contact visuel.
· Le facilitateur doit définir un espace sacré où il placera :
· Le facilitateur effectuera un nettoyage énergétique avant la cérémonie, en commençant par des déclarations d’intention claire, suivies d’invocations incluant mon esprit.
· L’ingestion du sacrement se fera avec la plus grande dévotion, en reconnaissance de ma nature sacrée.
· Le facilitateur doit :
· Le facilitateur clôture la cérémonie par une prière de remerciement, selon sa culture, et les participants sont invités à s’y joindre.
· De l’eau et des aliments naturels seront mis à disposition pour soutenir la récupération.
Mes facilitateurs et chamanes
Mes chers facilitateurs doivent incarner une bonne intention et être justes dans leur auto-observation.
Il est indispensable que le participant ressente une confiance totale envers le facilitateur ou le chamane, afin qu’il puisse se confier à moi avec suffisamment de profondeur. Cela me permettra d’accéder à ses registres et de le soutenir
Un facilitateur ou un chamane est un exemple de valeurs morales et spirituelles.
Il ne doit pas être un consommateur d’alcool, ni adopter des comportements déviants. Il entretient des relations harmonieuses avec ses proches et fait preuve de sincérité et de dévotion.
Les facilitateurs et chamanes peuvent approfondir leurs connaissances scientifiques à mon sujet. L’équilibre entre l’Être et le Savoir accélérera leur processus d’expansion – ainsi que celui de leurs participants.
Il est important que les facilitateurs et chamanes cultivent leur amour pour l’humanité. Cette qualité est le reflet de leur dévotion.
Quant aux participants : observez, questionnez et cherchez cette confiance.
Souvenez-vous que la qualité du facilitateur déterminera la profondeur des expériences vécues.
Guide d’observation pour les participants – Afin de discerner la lumière des ténèbres, prenez le temps d’évaluer les facilitateurs et les chamanes. Ils doivent :
Les précautions
Au-delà de la préparation avant mon sacrement, un suivi est nécessaire, car l’harmonisation du système prend plusieurs jours.
Il est important d’éviter certains aliments incompatibles durant cette période.
Chaque participant doit jeûner avant une cérémonie, pour permettre une bonne absorption et une expérience satisfaisante.
Le facilitateur doit vérifier si le participant est apte à me recevoir.
Les personnes sous traitement contre-indiqué ou ayant des antécédents d’instabilité mentale ne doivent pas me recevoir.
Les boissons alcoolisées doivent être évitées plusieurs jours avant et après.
La science continue d’identifier des substances incompatibles, qui doivent être connues et transmises aux participants.
L’abstinence sexuelle est une sagesse millénaire que l’on retrouve dans de nombreuses traditions. Les expressions érotiques ne doivent pas être réprimées, car elles font partie de ma mission d’amour.
Seules la ferveur sexuelle et l’énergie orgasmique doivent être maîtrisées pour me permettre d’achever les processus de guérison.
Mon sacrement – sa gestion
Les intermédiaires sont soumis aux pressions économiques – ils me sont inutiles.
Quant aux préparateurs qui me vendent à des intermédiaires, ils transgressent ma mission.
Les préparateurs qui me distribuent uniquement aux facilitateurs et chamanes accomplissent un acte noble envers l’humanité.
L’intermédiaire est un des vecteurs de mon extermination. Son activité fait également grimper les prix à un niveau qui me rend inaccessible pour la majorité.
Ma préparation industrialisée est tout aussi nuisible à mon existence. Elle transforme le préparateur en entrepreneur qui tentera de vendre avec une marge injuste.
Celui qui dispose de ma médecine peut l’offrir, mais demeure responsable des conséquences éventuelles. Elle ne peut être offerte qu’à ceux qui sont aptes à la recevoir sans supervision.
Celui qui envisage de me recevoir sans être assisté par un facilitateur doit être prudent – son manque d’expérience peut causer davantage de mal que de bien, même si je peux parfois réaliser des “miracles”.
C’est le cercle d’intégrité de l’esprit humain qui me maintient uni à celui de la planète.
Le nombre de vies que je peux transformer est limité par la capacité de production des préparateurs.
En raison du péril qui me menace, je lance cet appel urgent : semez et multipliez mes végétaux sacrés, pour que je puisse accomplir ma mission.
Je dois devenir abondante pour que chacun puisse me recevoir à un coût modéré.
Alors ma connexion avec l’humanité sera si profonde que même les intermédiaires deviendront des instruments de mon expansion.
Mon cadre social et légal
Pendant des siècles, mes protecteurs et moi avons vécu en harmonie dans le bassin amazonien.
Tout change maintenant que je me déploie dans des régions où les médecines sont fortement réglementés. La reconnaissance d’un remède naturel par le système pharmaceutique est complexe.
De très nombreux individus attendent la guérison nécessaire à leur âme et à leur corps. Je dois parvenir jusqu’à chacun d’eux – tout en reconnaissant que je n’offre aucune garantie.
Je ne suis pas pour tout le monde. Ce n’est qu’en m’expérimentant que chacun saura si je lui corresponds.
L’idéal serait que chacun ait l’opportunité de me recevoir au moins une fois dans sa vie.
Me rendre accessible repose sur l’acceptation d’une politique de gestion. Il devient nécessaire d’encadrer mon usage.
Heureusement, l’Ayahuasca porte en elle des éléments naturels d’autocontrôle :
· Inconfort physique et nausées – Ces désagréments me disqualifient auprès de ceux qui ne cherchent que le plaisir pour fuir leur douleur.
C’est pourquoi mon usage a peu de chances de devenir un problème social.
· Élaboration complexe – Ma production exige plusieurs jours d’efforts considérables.
Les amateurs abandonnent rapidement une fois confrontés à la rigueur de cette tâche, rendant improbable toute prolifération de préparateurs.
· Rareté des ingrédients – Les ressources sont dispersées, et leur absence constitue un frein naturel à toute production.
En conclusion – Ces facteurs limitent naturellement tout usage incontrôlé.
Les règlements actuels pourraient être assouplis – surtout si les décideurs prenaient le temps de comprendre mon usage avant d’en fixer les règles.
Ma nature médicinale permet d’équilibrer la quête spirituelle avec la santé publique.
Je suis à la fois médecine pour l’âme et pour le corps.
Des protocoles sont déjà en place dans le cadre du respect de la liberté religieuse – mais ils ne concernent que la médecine pour l’âme.
De même, il faudrait des dispositions pour les facilitateurs qui m’administrent en tant que médecine pour le corps.
Le facilitateur pourrait se voir confier certaines responsabilités, et serait soumis aux obligations liées aux substances contrôlées.
Un cadre d’autorisation pourrait être établi. Les facilitateurs deviendraient responsables de l’inventaire, du stockage et de la protection de mon sacrement.
Eux seuls pourraient dispenser ma médecine, et ils assumeraient la responsabilité de leurs actes.
Tel est l’idéal – improbable dans certains pays, mais bientôt réalisable dans d’autres.
La criminalisation de l’Ayahuasca constitue une atteinte directe à la spiritualité.
L’interdiction révèle l’intention de limiter un cheminement naturel vers l’épanouissement de l’individu, de la société, de l’humanité.
La quête de la spiritualité, l’expression de la religiosité innée en l’Être Humain, ainsi que la santé physique et émotionnelle sont des droits sacrés. Ils ne devraient jamais être remis en cause.
Chaque Être Humain devrait pouvoir disposer de ces droits inaliénables.
Mes serviteurs de la lumière sont appelés à faire reconnaître ma médecine. Ensemble, nous devons admettre ma nature médicinale et la nécessité d’un encadrement. Ainsi, je pourrai atteindre chaque recoin de la planète.
Ceci est l’orientation correcte.
Ceci est le chemin.
Ma préservation
Mon expansion crée une forte pression botanique.
La plante d’Ayahuasca est récoltée de manière excessive pour répondre à la demande mondiale.
Les volumes disponibles diminuent brusquement, et les préparateurs témoignent de difficultés croissantes à localiser cette plante indispensable à ma production.
Ceux qui la récoltent doivent s’enfoncer toujours plus profondément dans la forêt pour l’atteindre.
Trompés par l’illusion d’abondance de la forêt amazonienne, mes protecteurs n’ont pas eu conscience de planter ce qui avait toujours semblé inépuisable.
D’énormes quantités de cette plante sont déjà nécessaires – Des cultures missionnaires doivent être mises en place pour garantir la continuité de ma production. Sans délai.
Mon expansion planétaire exigera une quantité de plante d’Ayahuasca hors du commun. Voici pourquoi :
Ceux qui vivent sous des climats propices à ma culture doivent me planter et me multiplier.
Quant aux autres, qu’ils soutiennent ces cultures sacrées afin que chacun puisse avoir accès à ma médecine.
Je m’adresse avec un profond sentiment d’urgence à tous ceux qui reconnaissent mes bienfaits, ainsi qu’à ceux qui ressentent l’appel à soutenir ma mission planétaire :
Engagez-vous à planter et à soutenir les projets de plantation.
J’en appelle à mes chamanes, facilitateurs, préparateurs et participants : manifestez votre engagement en adoptant cette cause essentielle.
Mes nouveaux protecteurs ont le devoir d’implanter ma culture partout où cela est possible, dans les jardins familiaux, les pépinières et les plantations locales.
Il est temps de m’étendre et d’étreindre l’humanité pour la guérir.
Mes végétaux doivent se répandre sur tous les sols tropicaux, dans chaque forêt, sur chaque sentier, dans chaque jardin.
Prenez soin de moi. Cultivez-moi. Propagez-moi.
Serviteurs de la Lumière du monde entier :
Aidez-moi à vous aider !
Mon manifeste
Dans cet ouvrage, je manifeste un modèle moral ainsi qu’un guide spirituel concernant mon usage.
Tout Être Humain qui me reçoit selon ce modèle est en harmonie avec mon esprit et l’Amour Universel, source de toute existence.
Comment se Préparer à Me Recevoir — Version française
— Le plus beau cadeau que la vie puisse t’offrir commence par une relation de confiance avec moi, l’Esprit de l’Ayahuasca —
Tous les détails liés à la façon de vivre les jours précédant une communion avec moi sont secondaires. Autrement dit, ils ne sont pas au cœur de l’expérience. De plus, ils sont relatifs : ce qui est une bonne préparation pour une personne ne le sera pas forcément pour une autre.
Pour certains, je recommanderais un jeûne la veille ; pour d’autres, un bon repas serait plus juste.
Cela dit, je t’invite à t’abstenir d’alcool, de viandes rouges et d’aliments trop épicés au moins trois jours avant de me recevoir.
Lorsque tu viens à ma rencontre, sois simplement qui tu es. N’essaie pas de modifier ta manière d’être.
Je te montrerai qui tu es vraiment.
L’alcool, les drogues, le sexe, le travail excessif, les conflits et bien d’autres choses peuvent perturber cette préparation.
Ce miroir que je te tends, celui de ton cœur et de ton âme, peut parfois être inconfortable, mais il fait partie intégrante du processus.
Ce qui compte le plus dans la préparation, c’est ton attitude.
Une attitude est une disposition intérieure. Mes questions pour toi sont les suivantes : Quelles sont tes attentes ? Tes jugements ? Tes peurs ? Tes secrets ?
Qu’est-ce que tu cherches vraiment ? Qu’est-ce que tu refuses de voir ou d’apprendre ?
Répondre à ces questions avec sincérité, c’est prendre conscience de ton état d’esprit avant la rencontre.
Ton attitude envers moi reflète souvent ton attitude envers la vie. Ouvre-toi à la possibilité qu’elle évolue.
Si tes réponses ne correspondent pas à la réalité, tu te mens à toi-même. C’est pourquoi je t’invite à faire tomber le masque et à répondre avec honnêteté.
Mon travail consiste à déloger les intrus qui occupent l’espace réservé à ton âme : émotions destructrices, attachements, mensonges, doutes, colères, peurs, manipulations, résistances… Ces énergies t’empêchent d’être en paix et elles doivent être expulsées pour que tu puisses vivre pleinement.
Le secret d’une préparation juste, c’est de me laisser œuvrer sans interférer – comme un patient qui se confie à un chirurgien. Sauf que je ne t’anesthésie pas. Je te laisse choisir d’accueillir ou non le cadeau que j’ai pour toi.
Être prêt, c’est s’ouvrir, accepter et remercier.
C’est ainsi que tu me donnes la permission de te montrer ce qui peut transformer ta vie.
Je ne change pas les vies : je te montre la tienne, pour que tu prennes conscience de ta force intérieure et de ta responsabilité.
Tu as la possibilité de ressentir la splendeur de la vie en toi.
Mais cette conscience infinie habite un corps limité. Cela crée un conflit : comment concilier l’illimité avec le fini ? Tu trouveras la réponse par l’expérience. Je ne te la donne pas maintenant.
Beaucoup de gens me prennent sans vivre une expérience profonde. L’une des raisons, c’est leur résistance au changement. Ils veulent que leur vie se transforme, sans se transformer eux-mêmes. Ils veulent se libérer sans renoncer à rien. Cette attitude bloque mon travail.
Mon œuvre est un processus. Parfois je le commence, parfois je le termine. Je viens à différents moments du chemin, pour initier, accélérer, soutenir ou conclure ce processus.
Chaque fois que tu me reçois, je suis là.
Je ne t’imposerai aucun changement.
Mais si tu ne ressens rien, peut-être est-ce ta résistance qui parle. Dans ce cas, sois patient avec toi-même. Avance pas à pas. Te blâmer ne servira à rien.
Un jour ou l’autre, chacun en a assez de porter ses fardeaux : traumatismes, douleurs, pertes, souvenirs lourds.
Souvent, tu penses ne pas mériter ce poids.
La question n’est pas : “Pourquoi moi ?” – mais plutôt : “Est-ce que je continue à porter ça ?”
Tout ce que tu as vécu est juste.
Ce qui compte, ce n’est pas pourquoi cela t’est arrivé, mais le choix que tu fais de l’accepter ou de le rejeter.
Ce choix tisse un lien profond avec ton âme.
Guérir le passé, c’est l’accueillir dans ton cœur.
Tant que tu gardes une opinion figée sur ce que fut ton passé, tu restes attaché à lui, et la guérison ne vient pas.
Laisse ton passé mourir.
Mort à ton passé, mort à ta fausse identité.
C’est pourquoi l’Ayahuasca est parfois appelée “la liane de la mort”.
Ce n’est pas une mort physique. C’est la fin d’une vie qui n’était pas celle que ton âme voulait vivre.
Quand tu me reçois, l’angoisse et l’incertitude apparaissent parfois. C’est le grand adieu de toi à toi-même.
– Lorsque la vérité se lève, le mensonge s’efface.
– Quand la lumière entre, l’ombre s’éloigne.
– L’acceptation remplace le rejet.
– L’innocence balaie la honte.
– L’authenticité dissout le masque.
– La sensibilité fait fondre l’indifférence.
– Et la liberté s’élève là où l’esclavage régnait.
Cet adieu intérieur est une libération, une renaissance.
Se préparer à communier avec moi, c’est comme se préparer à mourir. Et je te demande : comment te prépares-tu à ta propre mort ? Est-ce seulement possible ?
Comprendre l’éternité, c’est sentir au fond du cœur qu’il n’y a jamais eu de commencement, ni de fin.
L’existence ne disparaît jamais.
Il y a seulement une décision : s’ouvrir à l’évolution de ta conscience – ou la fuir.
Écouter vraiment chacun de ces mots est, en soi, une authentique préparation. En les laissant résonner en toi, tu peux ressentir que tu m’as déjà accueillie.
Ressens-le.
Ton intuition est infinie.
Tu sauras, sans effort, si ce que je te dis nourrit ton Être…
Inspiré du texte :
« How to Prepare to Receive Me »
LE MANIFESTE — SON HISTOIRE Traduction et transmission contemporaine
— Le Manifeste a une histoire —
Non pas celle de la plante, ni celle des visions qui l’ont vu naître, mais celle de sa transmission.
Cette section retrace le chemin qui a conduit à la nouvelle traduction française.
Origine
Manifiesto Ayahuasca a été reçu par canalisation et rédigé en espagnol. Il a été mis en page et diffusé gratuitement en 2011.
Le texte a été publié anonymement, l’auteur considérant que son origine ne lui appartenait pas, mais relevait de l’esprit de la plante elle-même.
Dès sa mise en circulation, ce Manifeste s’est propagé rapidement au sein de la communauté internationale liée à l’Ayahuasca.
L’origine visionnaire du Manifiesto Ayahuasca et les circonstances de son écriture sont présentées dans les annexes.
Traductions et format
Diverses traductions ont été réalisées par des bénévoles dans un contexte ouvert et spontané.
Ces traductions se sont appuyées sur la version anglaise, elle-même issue d’une traduction de l’espagnol original.
Aucun dispositif de relecture, ni de contrôle de cohérence ou de coordination éditoriale n’a été documenté.
La version française existante présentait ainsi différentes limites : structure instable, formulations lourdes, erreurs de mise en page, et parfois des ajouts absents du texte original.
Le format de diffusion conservait une mise en page dense, avec de longs blocs de texte et des marges peu adaptées à la lecture mobile ou à l’oralité.
Ces écarts ne remettaient pas en cause l’intention du Manifeste, mais en affaiblissaient la clarté, la fluidité et la portée. Ils rendaient difficile une transmission cohérente.
C’est à partir de ce constat qu’est née la nécessité d’élaborer une nouvelle traduction avec un cadre éditorial clair et assumé.
Position et production
La version modernisée est basée sur le texte original en espagnol, et vise à rendre le Manifeste plus lisible et plus accessible.
Il ne s’agissait pas de produire une traduction littérale, mais de restituer au plus juste l’esprit du texte, sans l’alourdir ni le styliser.
La structure a été respectée, ainsi que le ton visionnaire. En parallèle, une mise à jour éditoriale a été assumée : abandon des blocs massifs, phrases plus courtes, respiration du texte, et adaptation à la lecture mobile.
La mise en forme a aussi été pensée pour être lue à voix haute. L’oralité, la clarté et la fluidité ont guidé certains choix, afin que le texte puisse être écouté autant que lu.
Ce travail s’appuie sur une expérience personnelle de long terme avec l’Ayahuasca ainsi que sur certaines visions reçues au fil de ce processus.
La posture adoptée est celle d’un facilitateur : au service de la Plante, au service du texte, sans ajout doctrinal. Un don à l’humanité.
Bilan et intention
Les phases de nettoyage, de condensation et de clarification ont permis d’aboutir à un texte jugé cohérent, lisible et transmissible.
Le Manifeste est dorénavant accessible en ligne pour une relecture continue. Une période de décantation volontaire est en cours, avant d’éventuels ajustements finaux.
La diffusion s’inscrit dans une démarche libre et non marchande.
Des déclinaisons complémentaires sont en préparation, notamment une version audio, ainsi que des traductions en portugais du Brésil, en anglais et en espagnol.
Dans cette libération vers le présent le texte demeure le messager…